POURQUOI JE PROCRASTINE ALORS QUE J'AI ENVIE D'AVANCER?

COMPRENDRE CE QUI SE CACHE DERRIÈRE MON INCAPACITÉ À PASSER À L'ACTION 

Introduction

Vous avez envie d’avancer… Vous savez ce que vous devriez faire… Vous avez même parfois préparé tout un plan d’action dans votre tête.

Et pourtant... vous n'agissez pas… Vous remettez à demain… Puis au lendemain… Puis à la semaine prochaine. 

Vous trouvez toutes les distractions possibles pour vous occuper mais pas de ce qu’il y a d’urgent et important pour vous: vous aidez votre copine à régler un problème, vous avez tellement envie de regarder cette nouvelle série qui vient de sortir sur Netflix que vous passez 3 jours dans votre canapé, vous prévoyez quelques jours de vacances pour vous aérer l’esprit et rentrer pleine de bonne volonté, vous vous lancez dans un autre projet car finalement vous avez eu une autre idée,…

Mais après cette distraction, il ne se passe RIEN! Toujours RIEN!

Et plus le temps passe, plus vous culpabilisez. Vous vous dites que vous manquez de volonté. Que vous êtes paresseuse. Que les autres y arrivent mieux que vous. Vous vous jugez, vous vous comparez et cela vous plombe! 

Encore moins de motivation et cette question qui revient : « Mais pourquoi? Pourquoi je fais ça?!!! ». Vous ne comprenez pas, vous procrastinez alors même que ce projet vous tient à cœur. Vous avez l’impression d’être bloquée, le passage à l’action semble impossible. Avec le temps, juste y penser vous stresse et vous provoque une boule à l’estomac. 

Et si le problème n'était pas dû à un manque de motivation ? Et si le problème était bien plus profond que cela? 

La procrastination n’est pas un simple manque de motivation

On associe souvent la procrastination à un manque de volonté. Pourtant, dans la majorité des cas, la réalité est plus complexe. La motivation peut être présente… et pourtant insuffisante pour déclencher l’action.

La procrastination est souvent liée à un problème de passage à l’action, et plus précisément à une difficulté à gérer l’inconfort émotionnel ou mental associé à une tâche.

La procrastination et la paresse 

Même si la procrastination peut s’apparenter à de la paresse, au fait de « ne rien faire », ce n’est pas la même chose. La paresse est momentanée, vous avez « la flemme » sur le moment mais cela passe vite. C’est un manque de volonté instantané car vous êtes fatiguée ou vous n’avez pas envie mais finalement vous allez finir par le faire. 

La procrastination est plus profonde, plus discrète, plus sournoise. Elle s’installe discrètement et gagne du terrain chaque jour un peu plus. C'est de l'auto-sabotage. 

Les différentes formes de procrastination

La procrastination ne ressemble pas toujours à “ne rien faire”. Elle peut prendre plusieurs formes :

1. L’inaction directe

  • remettre une décision importante

  • attendre “le bon moment”

  • réfléchir longtemps sans agir

2. L’agitation productive

  • commencer plusieurs projets sans les terminer

  • s’occuper en permanence de tâches secondaires

  • chercher encore plus d’informations sans passer à l’action

Dans les deux cas, le résultat est le même : vous êtes occupée, mais vous n’avancez pas vraiment.

Les facteurs qui peuvent alimenter la procrastination

Il existe plusieurs causes possibles à la procrastination suivant le projet ou la tâche à accomplir. 

Le perfectionnisme

“Si ce n’est pas parfait, mieux vaut ne pas commencer”. Vous voulez tellement bien faire quand le projet vous tient à coeur que vous vous mettez beaucoup de pression. Et finalement cela vous stresse et peut vous empêcher d’avancer. 

L’idéal est d’essayer de prendre du recul et d’être bienveillante avec vous même. Il vaut mieux un projet avec quelques défauts plutôt que de tout abandonner et le regretter plus tard. 

Le manque de clarté

Quand une tâche paraît floue ou trop grande, le cerveau bloque. Lorsqu’on veut gravir une montagne il ne faut pas regarder le sommet directement car l’ascension pourra vous sembler impossible. Il est préférable de décomposer en plusieurs actions, sous-actions et avancer pas à pas. Plus le projet est important, plus il est nécessaire de décomposer. 

Vous pouvez vous fixer un objectif atteignable de tâches à accomplir chaque jour afin de garder la motivation et ne pas vous décourager. Pensez à vous féliciter à chaque étape. 

La surcharge mentale ou émotionnelle

Fatigue, stress ou pression peuvent réduire la capacité à initier l’action. La procrastination peut aussi venir du fait qu’en ce moment, vous avez un emploi du temps extrêmement chargé. Vous rajouter ce projet en plus vous épuise à l’avance. 

Il faudrait peut être attendre un moment plus propice ou revoir l’urgence de vos priorités. Est-ce indispensable de mener à bien ce projet maintenant? Et si oui, qu’est ce que je peux mettre de côté pour me dégager du temps? Ou déléguer? 

L’évitement émotionnel

Certaines tâches peuvent inconsciemment activer de l’inconfort, même léger, et être repoussées sans que cela soit pleinement conscient.

La procrastination est souvent un mécanisme naturel d’évitement.

Lorsqu’une tâche est perçue comme difficile, incertaine ou inconfortable, le cerveau cherche à réduire la tension émotionnelle.

Il privilégie alors :

  • les actions simples

  • les distractions immédiates

  • les activités connues et rassurantes

Même si ces choix vous éloignent de vos objectifs. Ce n’est donc pas un problème de “paresse”, mais souvent une stratégie d’évitement de l’inconfort.

Les émotions inconfortables: les peurs

Derrière la procrastination se cachent parfois des peurs profondes. Comme par exemple: 

  • La peur de l'échec : « Et si je n'y arrivais pas ? »

  • La peur du jugement : « Que vont penser les autres ? »

  • La peur de décevoir : « Et si je ne faisais pas assez bien ? »

  • La peur de ne pas être à la hauteur : « Et si je n'atteignais pas mon objectif ? »

  • La peur du changement : « Et si ce changement ne m'apportait pas ce que j'espérais ? »

  • La peur de l'inconnu : « Qu'est-ce qui va m'arriver ? »

Même lorsque la situation actuelle est inconfortable, elle reste connue. L'inconnu peut sembler plus inquiétant encore. Alors le mental vous freine à aller dans cette direction. Il vous oriente vers la mauvaise direction, le mauvais chemin. Il cherche à vous maintenir dans une zone connue, même lorsque celle-ci ne vous convient plus. 

Un mécanisme de protection du cerveau

C'est souvent là que la frustration apparaît. Parce qu'au fond de vous, vous voulez vraiment avancer. Vous voulez que les choses changent. Vous voulez retrouver de l’élan. Vous savez faire, vous avez déjà fait. Mais depuis quelques semaines, quelques mois, quelque chose semble vous retenir.

La procrastination est souvent un mécanisme de protection. Lorsque le cerveau associe une action à une peur ou à une souffrance potentielle, il cherche à éviter l’inconfort. 

Même si cette action est bénéfique pour vous. Il préfère rester dans cet inconfort qu’il connait plutôt que de se lancer dans quelque chose dont il ne maitrise pas le résultat. Et qui pourrait provoquer: déception, tristesse, douleur,… 

Et plus le projet est important pour vous, plus la peur peut être grande.

Quand les blessures émotionnelles freinent le passage à l'action

Pourquoi ce mental vous freine et vous empêche d’avancer alors qu’avant vous aviez le courage de passer à l’action malgré les peurs et les doutes? 

Dans certains cas, une blessure émotionnelle non résolue peut être à l'origine de cette difficulté à passer à l’action. Vous êtes en souffrance et c’est un terrain de base non favorable pour votre mental. 

Certaines expériences de vie laissent des traces. Et lorsque quelque chose vient réactiver cette trace votre cerveau passe en « état d’alerte ». Le mental tente alors de vous protéger. Et parfois, sa solution consiste simplement à ne rien faire ou ne pas aller dans la direction qui pourrait engendrer une souffrance. 

Cette réactivation peut venir d’un petit détail qui vous paraît sur le coup insignifiant: une critique, une remarque, une comparaison,… 

mais cela active en vous une douleur émotionnelle intense : mal-être, tristesse, incompréhension, colère, frustration, manque de reconnaissance,… Cette douleur est liée à une blessure du passé. 

Et puis quelques jours passent, vous pensez que cela va mieux mais comme vous êtes activée, le cercle vicieux de la procrastination se met en place. 

--> Vous reportez --> Vous culpabilisez --> Votre confiance diminue --> Vous doutez davantage --> Vous reportez encore...

Puis vient cette petite voix intérieure : « Je n'y arriverai jamais ». 

Petit à petit, la procrastination devient une preuve supplémentaire contre vous. Alors qu'au départ, elle n'était qu'un mécanisme de protection. Une forme de désespoir apparait. Comment sortir de ce cycle infernal? 

Comment sortir de la procrastination ?

Commencez par étudier le contexte. Quelle est l’origine de cette procrastination? 

  • est ce que vous êtes déjà en surcharge mentale donc vous rajoutez ce projet n’est pas envisageable?

  • Est-ce que l’ampleur du projet est tellement grand que vous vous sentez perdue?

  • Est ce que cela vient activer des peurs et blessures profondes? 

Dans le premier cas, il suffit de vous autoriser à reporter le projet ou vous réorganiser pour alléger votre emploi du temps. 

Dans le second cas il est nécessaire de décomposer le projet pour qu’il vous paraisse atteignable. 

Enfin si ce projet vient révéler des peurs et blessures en vous la première étape consiste à arrêter de vous juger. Soyez plus bienveillante avec vous même. Vous faites de votre mieux mais parfois il faut prendre le temps de comprendre ce qui se joue en vous. Et tant que cette compréhension n’arrive pas, vous êtes bloquée. 

Ce n’est pas que vous êtes nulle c’est simplement qu’il y a quelque chose d’impalpable que vous n’avez pas saisi. Quelque chose qui se joue en vous et qui concerne une blessure du passé. 

Dans ce cas, la procrastination n'est pas le signe d'un manque de volonté, d’un manque de capacité de votre part. C’est un message. Une invitation à regarder ce qui vous freine réellement, ce qui se joue à l’intérieur de vous. 

Alors je vous invite à vous poser et réfléchir vraiment à tout cela:

  • Quelle est ma peur profonde?

  • D’où vient cette peur? 

  • À quel moment de mon enfance cela fait-il écho? 

  • Quelle blessure cela vient-il réveiller en moi? 

Les réponses sont souvent beaucoup plus révélatrices que toutes les techniques d’organisation qu’on pourra vous présenter sur les réseaux sociaux. 

Cette blessure ancrée n’a pas à rester en vous et continuer à vous bloquer dans votre vie. Elle doit se digérer et se libérer. Pour comprendre votre blessure, les peurs associées, les comportements que votre mental va mettre en place pour se protéger, il peut être utile de se faire accompagner. 

Se faire accompagner

Lorsque les mêmes blocages reviennent depuis des mois ou des années, il peut être difficile de les dépasser seule. Comprendre les peurs, les blessures émotionnelles ou les schémas inconscients qui alimentent la procrastination permet souvent de retrouver de la clarté et du mouvement.

Dans mon accompagnement, j'aide les femmes à identifier ce qui les freine réellement afin qu'elles puissent retrouver confiance en elles, de l’énergie et leur capacité à avancer sereinement.

Je vois souvent des femmes dans mon cabinet qui ont « envie de » mais qui ne trouvent pas l’élan. Pour certaines, après seulement une séance avec moi, un soin énergétique de 1h30 avec libération de mémoires émotionnelles la situation s’est débloquée. 

Je pense à Olivia qui avait peur de se lancer dans une formation qui lui tenait vraiment à coeur. 3 semaines après le soin, elle s’inscrit et se forme. Aujourd’hui elle lance sa nouvelle activité. 

Pour d’autres femmes dont la blessure émotionnelle est plus impactante il faut parfois plusieurs séances. Après deux séances, Alexia arrive enfin à trier les cartons qui stagnaient depuis 2 ans dans sa chambre suite à son déménagement. 

Conclusion

Si vous procrastinez alors que vous avez profondément envie d'avancer, ce n'est peut-être pas un problème de motivation. C'est peut-être le signe qu'une partie de vous essaie encore de se protéger.

Comprendre ce qui se cache derrière ce blocage est primordial. Pour certaines femmes, un accompagnement énergétique associé à un travail de libération des mémoires émotionnelles peut constituer une étape précieuse pour retrouver leur élan et dépasser leurs blocages. Petit à petit, vous pourrez reprendre confiance en vous et avancer vers la vie que vous souhaitez réellement créer. 

Je serai ravie de vous accompagner dans cette transformation avec douceur et vous apporter toute la compréhension nécessaire. 

La procrastination peut également conduire à un autre phénomène fréquent: le mental qui tourne en boucle, la rumination mentale. J'en parle dans cet article: « Pourquoi mon mental tourne t-il en boucle? Comprendre la rumination mentale et retrouver l’apaisement »